Jean-François Clédel réélu à la tête de la CCI Nouvelle-Aquitaine
Pierre Cheminade
Jean-François Clédel a été réélu à la présidence de la CCI Nouvelle-Aquitaine. Il est ici aux côtés de Hervé Fauchet, l'ancien président de la CCI Rochefort-Saintonge (qui a laissé place à la CCI Charente-Maritime).
PC / La Tribune
Jean-François Clédel a été réélu à la présidence de la Chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Aquitaine ce jeudi 9 décembre. Il lance ce nouveau mandat par le vote d'une motion commune avec la CCI Occitanie Pyrénées-Méditerranée pour soutenir les projets de ligne à grande vitesse vers Toulouse et Dax.
Jean-François Clédel, le PDG de la société d'ingénierie Ingéliance et président de la CCI Nouvelle-Aquitaine depuis 2016, a été élu pour un second mandat de cinq ans. Le bureau de la CCI régionale, composé de 17 membres a également été installé. La nouvelle assemblée consulaire régionale, qui représente environ 332.000 entreprises, compte 107 membres dont 40 femmes (37 %) et 74 nouveaux élus (69 %).
"Faire émerger une économie plus souveraine, plus dynamique, plus résiliente et plus durable à l'horizon 2030, en gardant les atouts et la particularité de chaque territoire, telle est mon ambition", a déclaréJean-François Clédel, avant de poursuivre : "cette nouvelle mandature s'ouvre sur de profondes mutations du tissu économique qui nous amènent à accélérer la digitalisation, à renforcer la mutualisation, à accompagner les transitions écologiques et sociétales et à exprimer les besoins de mobilités nécessaires aux entreprises au sein de l'espace régional".
Aux yeux des élus de la CCI régionale, ces besoins de mobilités passeront nécessairement par l'accomplissement du GPSO (grand projet ferroviaire du sud-ouest) qui prévoit le prolongement de la ligne à grande vitesse au sud de Bordeaux vers Toulouse et Dax. Un projet remis en selle par l'Etat malgré des élus locaux divisés du côté de la Nouvelle-Aquitaine, notamment à Bordeaux Métropole, en Gironde, en Lot-et-Garonne et dans les Pyrénées-Atlantiques.
Pour la CCI Nouvelle-Aquitaine, il s'agit néanmoins d'un "enjeu majeur d'aménagement et de développement durable pour les territoires des deux régions et plus globalement pour l'ensemble du sud-ouest de l'Europe". Pour formaliser leur position, les CCI de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie ont donc adopté une motion pour rappeler leur soutien au GPSO qualifiée "d'infrastructure majeure qui apportera une amélioration globale des services ferroviaires voyageurs et marchandises dans l'espace stratégique du grand sud-ouest, pour un développement plus vertueux, durable et équilibré des territoires". Une position à l'unisson de celle défendue il y a quelques jours par Patrick Seguin, le président de la CCI Bordeaux Gironde, dans un long entretien à La Tribune. Sachant que les entreprises de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie seront mises à contribution via une fiscalité économique dédiée (taxe spéciale d'équipement et taxe sur les surfaces de bureaux) à l'instar du Grand Paris Express.
Au-delà des projets de LGV, Jean-François Clédel entend "contribuer à l'émergence d'une économie d'excellence territoriale avec en premier plan les transformations numérique et écologique qui sont des leviers essentiels pour garder le cap et renforcer la compétitivité de notre région".