Pas de coup de théâtre ce jeudi 25 novembre à Bordeaux Métropole pour le vote sur le financement du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). L'accord négocié pour l'occasion par le président (PS) de la Métropole, Alain Anziani, avec Métropole Commune(s), groupe qui fédère l'opposition de droite et du centre, mené par Patrick Bobet (LR), a fait la différence. Ce qui était attendu depuis au moins la veille, quand cette alliance et sa contrepartie ont été annoncées par Métropole Commune(s). Le maire (EELV) de Bordeaux, Pierre Hurmic, 1e vice-président de Bordeaux Métropole, où il est l'allié d'Alain Anziani, n'a pas dévié de sa ligne et refusé toute participation financière de la Métropole au GPSO.
Le vote est intervenu après une longue série de prises de parole, qui a duré toute l'après-midi et aurait pu facilement jouer les prolongations en nocturne puisqu'à 17 heures il restait encore 12 interventions à insérer dans cette séance, installée comme d'habitude dans le hall d'entrée peu réchauffé de l'hôtel de Bordeaux Métropole. Ce qui a suscité quelques réactions de dépit à cause du froid à la nuit tombée. Alain Anziani ayant réussi à convaincre quelques-uns des orateurs de renoncer à leurs prises de paroles, le vote à mains levées a pu démarrer à 18 heures.