Fonderie du Poitou : pas de repreneur pour le site de 320 salariés, selon les syndicats
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Devant la Fonderie du Poitou, en 2013.
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Devant la Fonderie du Poitou, en 2013.
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"Il a été annoncé ce (mardi) matin qu'aucun repreneur ne s'était manifesté", a annoncé à un correspondant de l'AFP Jean-Philippe Juin, délégué syndical CGT et porte-parole de l'intersyndicale CGT/CFE-CGC. La nouvelle est tombée mardi lors d'un CSE extraordinaire décisif pour l'avenir du site d'Ingrandes-sur-Vienne, au nord de Châtellerault, qui avait jusqu'à lundi minuit pour trouver un repreneur.
Potentiel candidat en discussions, "le fondeur chinois Huanxang a finalement jeté l'éponge lundi à 17H00", selon le syndicaliste. Faute de repreneur, l'entreprise, avec ses quelque 320 salariés, dont 285 CDI, se dirige logiquement vers la liquidation judiciaire. A moins d'un nouveau sursis.
L'intersyndicale a fait savoir qu'elle demandait "la mise sous tutelle provisoire du site par l'État dans l'espoir qu'une solution soit trouvée avant sa probable liquidation", a précisé Jean-Philippe Juin. Le tribunal de commerce de Paris a trois semaines pour se prononcer, selon lui.
D'ici là, l'intersyndicale, qui avait appelé lundi à 24 heures de grève, a décidé lors d'une assemblée générale "le blocage des pièces" pour faire pression sur les autorités. "Aucune pièce ne sortira de l'usine jusqu'à nouvel ordre", a insisté le porte-parole.
"On n'est malheureusement pas surpris, on va se battre jusqu'au bout, mais aujourd'hui ça ressemble quand même à un enterrement de notre usine", a commenté Pierre Martin, fondeur depuis 18 ans, après le CSE.
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Le sous-traitant, en redressement judiciaire depuis avril, avait initialement jusqu'au 20 octobre pour trouver un repreneur. Faute de candidats, le tribunal avait accordé un nouveau délai jusqu'au 10 janvier à l'entreprise qui fabrique des culasses en aluminium.
Selon l'intersyndicale, le tribunal avait désigné le cabinet de consultants Roland Berger pour chercher un repreneur en ciblant la zone hors-UE, notamment le continent américain, la Chine et l'Inde. Le cabinet estime que le site a "une capacité de retournement" s'il se reconvertit dans des pièces pour voitures électriques et hybrides, selon la CGT.
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