Bruno Le Maire déplore un « échec » après la fermeture de SAM

Le ministre de l’Economie affirme que le gouvernement ne « laissera pas tomber » les 350 salariés de l’équipementier automobile.

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Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie.
Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie. (Crédits : GONZALO FUENTES)

La décision a suscité la colère des salariés. Ce vendredi, le tribunal de commerce de Toulouse a scellé la liquidation judiciaire et la cessation d'activité immédiate de la fonderie SAM. Ce sous-traitant automobile du bassin aveyronnais de Decazeville paye le refus de Renault, son unique donneur d'ordre, de le soutenir.

Ce samedi, Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, a reconnu que cette issue constituait un « échec ». Mais il s'est engagé à assurer un « avenir industriel au site »« Nous ne laisserons pas tomber les salariés et ce n'est pas parce que la SAM ferme que le site industriel doit fermer », a affirmé Bruno Le Maire à la presse, lors d'un déplacement à Toulouse. La fermeture de l'entreprise a provoqué la colère et la consternation des quelque 350 salariés qui occupent depuis l'usine de Viviez, dans le bassin d'emploi sinistré de Decazeville.

Pas de « pistes concrètes »

Pour Bruno Le Maire, ce résultat est notamment dû à une « insuffisance des investissements » sur le site ces dernières années, couplée à une accélération de la transition technologique. Le ministre s'est engagé à accompagner financièrement « ceux qui sont intéressés par prendre un poste plus loin » géographiquement, mais aussi à trouver une solution à « tous ceux qui voudront rester sur le site et le bassin de Decazeville ».

Il a assuré que « tout sera fait afin que ce grand bassin industriel, qui est une fierté nationale, puisse avoir de nouvelles activités industrielles ». Bruno Le Maire a toutefois reconnu qu'il n'y avait pas, aujourd'hui, « de pistes concrètes ».

(avec AFP)

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Commentaires 9
à écrit le 06/12/2021 à 16:32
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L'exemple typique de ce que la sagesse populaire appelle "des larmes de crocodile". L'hypocrisie de type dépasse toutes les limites.

à écrit le 29/11/2021 à 21:00
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c'est sûr monsieur (+600 000 000 0000) de dettes, s'il le dit, c'est que ça doit être vrai !

à écrit le 28/11/2021 à 16:22
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Lrem a dit : nous allons re- industrialisés la France.il faudrait déjà éviter la fermeture des usines....avant de penser à en faire revenir....ôter moi d un doute l etat français n est pas actionnaire de Renault ?...comment se fait il que Renault n ...

à écrit le 28/11/2021 à 14:49
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Le Maire qui "ne les laissera pas tomber" : c'est foutu pour eux, malheureusement sans espoir. C'est de la novlangue.

à écrit le 28/11/2021 à 9:31
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de nos jours la politique se fait à la corbeille.

à écrit le 28/11/2021 à 1:54
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Les employes en seront pour leurs frais. Qu'ils n'esperent rien de cet epouvantail. Lemaire ment comme il respire

le 28/11/2021 à 8:48
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un actionnaire du poids d'une nation qui a sauver l'entreprise des annees durant et qui n'est pas capable d'imposer sa vision c"est que l'etat est une mascarade et que tout est organiser de la meme facon

le 29/11/2021 à 13:10
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et de rajouter le grouppe benteler qui veut fermer l'usine de migennes encore merci a la macronie qui abandonne les salaries francais ceci devient de la haute trahison et pas d'un modele economique

à écrit le 27/11/2021 à 16:32
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Quand on peut faire son "mea culpa" sans trop se mouiller autant en profiter, car la population, en général, est moins clémente!

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