Le Bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC), représentant l'interprofession et présidé par Christophe Veral, vient de présenter les chiffres concernant l'évolution des ventes de Cognac et de la récolte en 2021. La guerre commerciale lancée par les Etats-Unis contre l'Europe, avec en particulier de fortes surtaxes douanières sur les vins tranquilles et les spiritueux français, ne s'est achevée qu'au mois de mars 2021. Pourtant le redressement a été très net. Avec, sur l'ensemble de l'année, un rebond par rapport à 2020 de +16,2 % en volume sur un an, à 223,2 millions de bouteilles, et de +30,9 % en valeur, à 3,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
Cependant, compte tenu de l'effondrement de l'activité en 2020, les ventes en 2021 n'ont augmenté que de +3,1 % en volume et de +1,6 % en valeur par rapport à 2019, dernière année de référence pré-pandémique. Au final, comme le souligne le BNIC, la production de Cognac atteint 9,4 millions d'hectolitres représentant 117 hectolitres par hectare, soit une production globale d'alcool pur (AP) de 867.312 hectolitres, et s'inscrit dans la moyenne décennale. Ce qui n'empêche pas, comme l'évoque le BNIC, qu'il faille compenser des déficits de rendements en piochant dans "la réserve climatique".