« Ce sont les contraintes d'offre qui pourraient freiner la dynamique de croissance »
Propos recueilis par Jean-Philippe Dejean
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Agence APPA
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[Propos recueillis le 8 décembre 2021]
LA TRIBUNE - L'an dernier vous aviez misé sur un retour fin 2021 au niveau d'activité de septembre 2020 en Nouvelle-Aquitaine. La reprise a été plus forte que prévu, comment analysez-vous ce rebond d'activité en 2021 ?
Denis LAURETOU - Après la chute d'activité historique de 2020, la vigueur de la reprise s'est confirmée en 2021, portée par la réouverture de l'économie, la demande intérieure, l'investissement des ménages et des entreprises, ainsi que par le fort soutien de l'économie par la puissance publique. Le PIB et l'emploi ont nettement rebondi au deuxième trimestre et l'économie française a retrouvé son niveau pré-crise durant le 3e trimestre, soit nettement plus tôt que prévu. Ainsi, la croissance du PIB devrait s'établir à 6,7 % en 2021, soit le plus haut chiffre depuis 50 ans, les dernières mesures sanitaires relatives à la cinquième vague et la variant Omicron n'étant susceptible de n'avoir qu'un impact limité sur cette orientation favorable. Il faut souligner que le tsunami de faillites de même que la vague-submersion de chômage qui avaient été annoncés ne se sont pas produits.
En Nouvelle-Aquitaine comme au plan national, la croissance est tirée par le secteur des services marchands, dont les volumes d'activité dépassent depuis septembre leur niveau pré-Covid. La restauration poursuit son redressement, l'hébergement, la réparation automobile, les activités de loisirs et les services aux entreprises progressent également.
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L'industrie manufacturière reste en revanche globalement en deçà de son niveau d'avant crise, essentiellement du fait du secteur automobile pénalisé par les difficultés d'approvisionnement et, à un moindre degré, de l'industrie aéronautique liée en particulier à l'aviation commerciale civile. Quant au bâtiment, les affaires restent très dynamiques en Nouvelle-Aquitaine et l'activité ressort souvent à un niveau supérieur à celui de fin 2019. Pour autant, dans un contexte où les carnets de commandes se maintiennent à un niveau élevé, les tensions sur les approvisionnements conjuguées aux difficultés de recrutement freinent la réalisation des chantiers.
Propos recueilis par Jean-Philippe Dejean