C'est un domaine où l'entreprise, malgré sa spécialisation dans les milieux hostiles, n'avait pas encore percé. C'est chose faite avec cet important contrat militaire qui prévoit la livraison de 149 herses de Shark Robotics destinée aux bases aériennes de l'Armée de l'Air. Un dispositif imaginé et fabriqué à La Rochelle, fort de deux brevets de propriété intellectuelle.
De quoi faire donner de la visibilité à l'entreprise de 43 salariés et diversifier encore son catalogue de clients. Pourtant, l'équipe dirigeante dit vouloir se concentrer sur la sécurité incendie et ses robots pompiers, principale source de revenus. C'est d'ailleurs par l'incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris le 15 avril 2019 et l'intervention du robot Colossus, doté d'Intelligence artificielle, que la startup s'était fait connaître au grand public.
Les herses robotiques équiperont le système de défense des bases aériennes de l'Armée de l'Air. (Crédits : Shark Robotics)
"Aujourd'hui la herse robotisée est un de nos produits catalogue parmi d'autres. Nous sommes davantage reconnus dans la sécurité incendie et le Colossus c'est un peu notre vaisseau amiral", cadre Cyril Kabbara, cofondateur et PDG de Shark Robotics. Une activité source de 50 % du chiffre d'affaires à l'export de la structure. Et qui demeure à consolider, même si elle est reconnue comme une des leaders mondiales du secteur. Le segment de la robotique de milieu hostile est en effet hyper-concurrentiel.