Aquitains d'ailleurs : aux JO de Pékin, l'enjeu sportif effacé par la menace du Covid
Emmanuel Langlois

Photo d'illustration
Yohan Gandin
Emmanuel Langlois

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Yohan Gandin
Pour l'instant, la digue tient bon ! Si une centaine de cas positifs ont été enregistrés ces derniers jours, il n'y a ni foyer ni fuite à l'intérieur de la bulle sanitaire mise en place autour des 60.000 participants aux 24e Jeux olympiques d'hiver.
D'autant que le "Nid d'oiseau", le stade olympique où se déroulera une partie des épreuves, est éloigné du centre de la capitale. Autour des sportifs engagés et de leurs équipes, c'est donc un véritable cordon sanitaire, matérialisé par plus de 200 kilomètres de barrières, qui a été érigé, avec des règles draconiennes pour ceux qui auront à y travailler. "Quelques-uns de mes étudiants chinois se sont portés volontaires pour être guide-traducteur ou participer au spectacle d'ouverture", explique le Français. "Mais la plupart ont renoncé car ils devaient observer au total huit semaines de confinement !"
Le but des autorités est de séparer hermétiquement et à tout prix la population des délégations étrangères. En cas d'accident de la circulation avec une voiture officielle des JO, par exemple, les Chinois ont l'interdiction absolue de s'approcher du véhicule, voire de porter secours à d'éventuels blessés parmi les occupants, de peur d'entraîner des contaminations au Covid-19 ! Et à l'intérieur de la bulle, dans la cantine réservée à la presse, les plats descendront du plafond, grâce à des robots, pour éviter tout contact.
Né à Poitiers, marié à une Chinoise, Yoan Gandin exerce comme professeur de français auprès d'étudiants chinois de l'Université de Pékin. Arrivé un an avant les Jeux olympiques de 2008, il se souvient :
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Comme tous les habitants de Pékin, Yoan Gandin suivra donc les épreuves à la télévision. Seules quelques invitations VIP ont été distribuées au compte-gouttes à des fonctionnaires ou des employés d'entreprises publiques chinoises, mais aucune à des étrangers.
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