Bouteilles en verre : la timide transition verte de l'usine girondine d'O-I Glass en trois questions

Maxime Giraudeau
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O-I Glass Vayres
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O-I Glass Vayres
O-I Glass
L'entreprise américaine O-I Glass a annoncé le 22 février dernier la prochaine modernisation de son usine de Vayres en Gironde. Un investissement de 35 millions d'euros doit permettre d'équiper l'un des deux fours - d'où sortent chaque année 350 millions de bouteilles, principalement pour les vins de Bordeaux - d'une technologie de combustion par oxygène. Au final, 20 % d'économies d'énergie doivent être réalisées sur la consommation totale de ce four, dont le nouveau système entrera en service en 2023.
L'entreprise a décidé d'inscrire sa stratégie dans l'initiative "Science based targets" (SBTi en anglais) qui vise à contenir la hausse des températures mondiales sous 2°C d'ici la fin du siècle, en accord avec les accords de la COP21. Conduite par quatre entités internationales dont les Nations unies et WWF, elle vise à inciter les entreprises signataires à réduire leurs émissions. C'est dans ce cadre qu'O-I Glass déploie son programme d'investissement à Vayres, mais aussi sur son usine du Puy-de-Dôme.
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Le label Net Zero, l'option la plus ambitieuse proposée par le SBTi, oblige à diminuer les émissions de 90 % d'ici 2050. Un dispositif drastique qu'O-I Glass n'a pas souhaité mettre en œuvre sur son activité. "Le label Net Zero est trop contraignant pour notre process verrier", appuie Thibaut Guichard, directeur de l'usine girondine d'O-I Glass, tout en rappelant que l'entreprise a opté pour une réduction de 25% de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030.
Maxime Giraudeau
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