Le nombre de projets d'investissements étrangers en France a atteint un sommet l'année dernière pour s'établir à 1.222 contre 985 en 2020 et 1.197 en 2019. Sur les dix dernières, il s'agit d'un sommet selon le dernier baromètre de l'attractivité de la France publié par EY ce mardi 31 mai (*). Ce qui permet à la France de creuser l'écart avec le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Au niveau régional, c'est sans surprise l'Ile-de-France qui est en tête, avec 291 projets d'investissements répertoriés par EY l'an dernier, devant un trio de régions frontalières, plus peuplées et plus proches du centre de l'Europe : Auvergne-Rhône-Alpes (146 projets), Grand Est (109), Hauts-de-France (107). Vient ensuite l'Occitanie qui se démarque par le poids de l'aéronautique et du spatial (101). "Derrière ces régions qui dominent mais progressent moins vite, il y a clairement un groupe de challengers qui ont fait un gros travail de relance économique : Bourgogne-France-Comté (82), Nouvelle-Aquitaine (80), Pays-de-la-Loire (79) et la région Sud (75). La Nouvelle-Aquitaine y figure en bonne position avec 80 projets d'investissements et une forte dynamique de +51 % sur un an, l'une des croissances annuelles les plus fortes", observe Marc Lhermitte, partenaire senior chez EY en charge du baromètre. Cela représente au total 1.978 créations d'emplois l'an dernier.
La grande région se distingue également, selon EY, par l'accueil d'investissements tendanciellement plus européens - notamment belges, allemands et suisses - une part de projets nord-américains mais très peu d'investissements asiatiques. En revanche, comme dans le reste du pays, les investissements étrangers dans la région sont à 80 % des extensions d'infrastructures existantes tandis que les projets dits "greenfields", d'ouverture d'une nouvelle filiale ou d'une nouvelle usine restent minoritaires (20 %).