Comment la centrale nucléaire de Blaye irrigue l'économie du Nord Gironde

Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
ASN/Appa/G. Arroyo

Pierre Cheminade
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
ASN/Appa/G. Arroyo
Après la centrale de Civaux, en Haute-Vienne, en juin dernier, l'Insee s'intéresse aux retombées économiques de la centrale nucléaire de Blaye, en Gironde, dans un contexte de renouveau politique et industriel de la filière nucléaire française. Située à 66 km au nord de Bordeaux, cette centrale compte quatre réacteurs qui représentent les deux tiers de la consommation d'électricité de Nouvelle-Aquitaine. Une région où 81 % de la production électrique est d'origine nucléaire.
Dotée de quatre réacteurs mis en service au début des années 1980, la centrale du Blayais irrigue un territoire de 74 communes du nord de la Gironde et de l'ouest de la Charente-Maritime totalisant 103.000 habitants. "Les personnes liées à la centrale y constituent 5 % des habitants, soit plus de 6.000 personnes", précise l'Insee dans une note dédiée publiée le 15 septembre 2022. Dans ce territoire traditionnellement agricole et viticole (10,5 % de l'emploi contre 4,1 % en Gironde), la centrale nucléaire est le premier employeur puisque près de 9 % des emplois en dépendent directement ou indirectement. De quoi doter cette zone de 74 communes d'une forte coloration industrielle : avec la centrale et ses sous-traitants, l'industrie réunit 14,4 % des emplois contre 9,2 % en moyenne en Gironde.
À lire également
Mis en service entre 1981 et 1985, les quatre réacteurs blayais, d'une puissance de 900 MW chacun, entourés de quatre hectares de panneaux photovoltaïques, produisent en moyenne 26 TWh d'électricité par an. Contrairement à Civaux, la centrale girondine n'est pas concernée à ce stade parla problématique de corrosion d'origine inconnue qui impose à EDF la mise à l'arrêt préventif de dix-sept réacteurs. Elle fait actuellement l'objet d'un programme de grand carénage d'un milliard d'euros de travaux de 2020 à 2029qui doit lui permettre de produire de l'électricité pour au moins dix ans de plus.
Pierre Cheminade
L'État lance la mission sauvetage des papeteries de Condat
Flying Whales : la future usine de dirigeables XXL reçoit un nouvel avis favorable
Everwatt liquidée : la plus grande toiture solaire urbaine de France cherche un repreneur
Métaux critiques : la raffinerie près de Bordeaux décrétée in extremis d'intérêt public majeur