Créée en 2015 à Bordeaux, Kazoart est une plateforme de ventes d'œuvres d'art en ligne : tableaux, sculptures, dessins, photographies, etc. Au fil des ans, l'entreprise fondée et dirigée par Mathilde Le Roy a su se faire une place sur un marché, par essence, international et très concurrentiel avec une soixantaine d'acteurs des deux côtés de l'Atlantique dont les leaders américains Artsy et Saatchi Art, le Britannique Rise Art ou encore les Français Singulart et Artmajeur. « Nous avons connu une très forte croissance pendant le Covid avant un ralentissement à la sortie des confinements. L'année 2020 a été rentable et nous avons atteint deux millions d'euros de volume d'affaires en 2022, un record, notamment grâce à la croissance de notre activité BtoB de vente d'œuvres d'art en leasing aux entreprises », explique Mathilde Le Roy à La Tribune.
Au total, depuis 2015, plus de sept millions d'œuvres ont été vendues sur la place de marché girondine, dont un quart à l'international. Mais la dynamique commerciale n'a pas suffi à assurer la rentabilité de la société d'autant que le Covid a aussi été synonyme d'endettement via un prêt garanti par l'État (PGE) qu'il faut rembourser. L'heure de tourner la page a donc sonné pour la fondatrice, confrontée à une impasse à l'heure où les investisseurs se montrent plus regardants que par le passé :