"Être dans le top 10 des sites de vacances d'ici cinq ans." C'était le cap fixé en 2016 par Thomas Boisserie, le fondateur de Loisirs Enchères. Fondée en 2014, la plateforme bordelaise de ventes de voyages a connu depuis d'importants développements, dont le départ de son fondateur en fin 2017 pour se consacrer au projet des Nouvelles Fermes ; puis une levée de fonds de quatre millions d'euros réalisée en 2018 et une forte croissance de son activité. A tel point que Loisirs Enchères figurait dans la promotion du programme French Tech 120 dévoilée début 2020. Mais dans les mois suivants les vagues du Covid sont venues ébranlées le modèle de l'entreprise.
"Avant la crise, le voyage représentait 70 % de notre chiffre d'affaires, aujourd'hui, on est à 30 %. Nous avons du opérer un pivot en urgence en nous lançant dans la vente de produits loisirs et de cours en ligne", expliquait l'entreprise fin 2020. Mais ce pivot opéré à marche forcée n'a pas suffit à rééquilibrer le modèle de l'entreprise reconnaît 18 mois plus tard Frédéric Bonfils, le directeur général de l'entreprise :
Résultat, malgré, selon Frédéric Bonfils, "six millions d'euros de chiffre d'affaires réalisé en 2021 et près de 200.000 euros mensuels en 2022", Loisirs Enchères s'orientait mécaniquement vers la cessation de paiement faute de disposer des fonds suffisants pour orchestrer une indispensable relance marketing d'ampleur.