Embellir les jardins de Bordeaux la minérale, ville de pierre par excellence. Ces deux-là ne se tromperaient-ils pas de combat ?
« Ce n'est pas si minéral que ça, les jardins sont cachés derrière les façades. » « Il y en a partout ! », répondent tour à tour Antoine Machenaud et Fabien Bouvret. Deux Bordelais, respectivement issus de la logistique industrielle et de l'urbanisme, davantage intéressés par l'odeur du humus que par le grain de la pierre de Frontenac qui orne les échoppes de leurs clients. Depuis un an, ils interviennent à vélo sur Bordeaux et ses communes limitrophes pour redonner de la considération aux jardins privés en
déshérence
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« Notre but c'est de transformer les jardins pour faire face à leur appauvrissement et à l'effondrement de la biodiversité », annonce Antoine Machenaud. C'est-à-dire apporter « tout ce qu'on imagine normalement en-dehors de la ville », complète automatiquement son associé. Une intervention déclinée en une poignée de visites sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, selon les demandes d'entretien des propriétaires, toujours effectuée à vélo et à la facturation très variable d'un projet à l'autre. Le but étant à chaque fois de récréer du lien entre les habitants et leur espace vert, en apportant des connaissances issues de diverses méthodes ou inspirations.