Mandat ad hoc, conciliation puis redressement judiciaire. Et enfin, procédure de prépack cession permettant d'ordonner simultanément la liquidation judiciaire de l'entreprise et la reprise de ses actifs. Depuis un an, Maryne Cotty-Eslous a expérimenté la palette des outils confidentiels et publics d'accompagnement des entreprises en difficulté. Pour la fondatrice et CEO de Lucine, qui développait depuis 2017 des médicaments numériques - ou DTx pour digital therapeutics -, la dernière ligne de l'histoire s'est écrite fin novembre lorsque le tribunal de commerce de Bordeaux a ordonné la liquidation judiciaire de l'entreprise et la cession d'une partie de ses actifs et de ses salariés à son concurrent Butterfly DTx (ex L'Effet papillon). Confirmant, s'il en était encore besoin, le contexte mortifère pour les startups en quête de financements.
Créée en 2011 à Laval (Mayenne) par Mélanie Perron, Butterfly DTx utilise la réalité virtuelle, l'image et le son pour soulager des douleurs aiguës avec son produit Bliss DTx, mis sur le marché dès 2018. Une solution qui mobilise les mêmes technologies que celles développées par Lucine avec Endocare mais, tandis que le premier cible les douleurs ponctuelles et invasives, le second vise à soulager les femmes souffrant de douleurs chroniques liées en particulier à l'endométriose.