Le jeune prodige de Biarritz à la conquête de l'espace
Emmanuel Langlois
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Enzo Bleze pose avec l'astronaute américain Buzz Aldrin.
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Enzo Bleze pose avec l'astronaute américain Buzz Aldrin.
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Vrai génie ou doux rêveur ? S'il a la tête dans les étoiles, Enzo Bleze garde en tout cas les pieds sur terre. Cela fait trois ans qu'il vit en Californie et y mûrit son projet. Autodidacte, le jeune entrepreneur fait figure d'ovni dans le paysage du spatial américain. Plus mature qu'on imaginerait un jeune homme âgé d'une vingtaine d'années, d'une voix posée, il détaille les trois phases de son projet : mettre en orbite une première fusée lourde d'ici cinq ans, convoyer des passagers, dans huit ans et vendre d'ici à dix ans sa technologie sous la forme de franchises afin de lancer depuis d'autres pays que les États-Unis. Rien que ça !
« La mission de l'entreprise, résume le jeune homme dans un discours rôdé, c'est d'accélérer la présence humaine dans l'espace, particulièrement en orbite terrestre et d'accélérer les écosystèmes globaux. La demande est grandissante mais l'offre de véhicules de lancement lourds, pour emporter des passagers, du fret ou des infrastructures, est réduite. » Sa fusée pourra rejoindre par exemple la station spatiale internationale (ISS). Il n'exclue pas non plus, pourquoi pas, d'ici quelques années, d'aller poser sa fusée sur la Lune !
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Fils d'un couple travaillant dans l'événementiel et l'organisation de spectacles, Enzo partage sa vie depuis plus dix ans entre le Pays basque, où son grand-père dirigeait le golf de Biarritz, et les États-Unis. Le jeune homme n'a pas de diplôme d'ingénieur. Diagnostiqué autiste Asperger, obsessionnel des vols habités, il a vite déserté les bancs de l'école pour se former tout seul au spatial dans sa chambre d'adolescent en enchaînant les vidéos sur Youtube, de jour comme de nuit. À son arrivée à Los Angeles, c'est d'abord la douche froide : impossible en effet, pour un étranger, de travailler aux États-Unis dans le secteur spatial. Les fusées étant considérées là-bas comme des missiles balistiques et l'industrie y est ultra-régulée depuis la guerre froide.
Emmanuel Langlois
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