Sur le plan sportif la messe est dite. Le FC Girondins de Bordeaux évoluera, au mieux, en National 1 l'an prochain, la 3e division du football français. Mais sur le plan financier, le feuilleton n'est pas terminé et le club aura fort à faire pour espérer éviter la liquidation judiciaire d'ici la reprise du championnat le 16 août prochain. Le problème est connu et Gérard Lopez, le propriétaire du club depuis 2021, l'a répété ces derniers jours : il lui manquait au moins 42 millions d'euros pour boucler le budget du club en cas de maintien en Ligue 2. Mais l'équation se corse encore avec la descente en National, comme l'explique Jean-François Brocard, maître de conférences en économie du sport à l'Université de Limoges : « Le club vit déjà au-dessus de ses moyens. L'an prochain les charges seront un peu moindre mais, en face, les produits financiers seront extrêmement limités : les recettes des sponsors, de la billetterie, du merchandising vont mécaniquement baisser tandis que la valeur des joueurs a déjà considérablement diminué et qu'il n'y aura pas de droits TV. »