Rien ne ressemble plus à un panneau photovoltaïque qu'un autre panneau photovoltaïque. Et c'est bien ça le problème pour une installation comme celle de Cestas, au sud de Bordeaux, où 996.000 panneaux solaires s'étalent sous le ciel girondin sur plus de 250 hectares. Bientôt dix ans après sa mise en service, c'est toujours la plus grande centrale solaire de France avec son lot de défis logistiques en matière de maintenance et de détection des anomalies. Cela peut aller d'un simple encrassement ponctuel d'une cellule jusqu'au défaut électrique d'une ligne de cellules photovoltaïques, d'un panneau entier ou même d'une série de panneaux. Heureusement rien ou presque n'échappe à la caméra thermographique du drone qui survole la centrale à 37 mètres d'altitude pour photographier chaque mètre carré de la centrale en cette fin de mois de juillet.
« Une fois en l'air, le drone DJI vole de manière autonome le long du parcours programmé à une vitesse et une hauteur précises pour assurer des clichés d'une définition suffisante », indique Florent Arnarez, manette en main. Ce technicien analyste vibratoire, qui a suivi une formation de télépilote, travaille pour Dynae, une filiale d'Eiffage Energie Systèmes. Sur les photos thermiques, les défauts se distinguent nettement puisqu'un module solaire défectueux chauffe davantage qu'un module fonctionnel. L'inspection de la moitié de cette centrale nécessite tout de même six à huit jours de vol avec une météo optimale.