Logement étudiant : une recherche toujours plombée par le manque d’offre à Bordeaux
Hélène Lerivrain
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Elle a quitté une chambre chez l'habitant en mai dans la perspective de s'installer en couple. Mais trois mois plus tard, après avoir déposé une cinquantaine de dossiers et visité une quinzaine d'appartements, Marion Lafon, n'a toujours pas trouvé de quoi se loger. « Il y a toujours un motif de rejet », se désole l'étudiante qui a pourtant toutes les garanties requises, à savoir trois personnes garantes dont un fonctionnaire et un ingénieur. En attendant de trouver la perle rare, c'est donc le système D qui se met en place. Elle est hébergée au domicile de sa belle famille au Barp, à une heure de voiture de l'université Montaigne où elle étudie. Pas question dans ces conditions de baisser les bras. Ils continuent donc d'arpenter Bordeaux, en couple, en allant d'agences immobilières en agences immobilières, quartier par quartier. « Les agences ne répondent plus, la durée de vie d'une annonce est d'une heure. Il faut donc se déplacer. »
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Mais Marion Lafon ne se fait pas d'illusion. Selon l'agence LocService qui a dévoilé son baromètre annuel en mai, Bordeaux est la quatrième ville de France où la tension locative est la plus forte derrière Paris, Lyon et Rennes. En tant que responsable de l'Unef Bordeaux, elle-même connait la problématique.
Hélène Lerivrain