Le secteur des mobilités en libre-service, c'est avant tout des acteurs internationaux. D'où le nom attribué à ce marché : le free-floating, pour ces véhicules légers, électriques et qui ont longtemps créé l'anarchie sur les trottoirs des métropoles. Fini l'amateurisme. Depuis trois ans, le secteur s'est progressivement concentré et professionnalisé sous l'effet de la réglementation. Grâce à la confiance acquise, l'opérateur français Pony a ainsi annoncé le 17 septembre avoir bouclé une levée de fonds de 23 millions d'euros.
Et ce auprès d'une diversité de partenaires de choix parmi lesquels l'Ademe et La Poste, les fonds régionaux Epopée Gestion, Demeter et Naco ou les groupes d'investisseurs Colam Impact, Smart lenders asset mangement et Blast Club. Une flopée d'alliés qui doit permettre à Pony de s'imposer comme l'opérateur incontournable du marché français. Il s'agit de la troisième et plus importante levée de fonds de l'opérateur à l'iconique vélo deux places dont les équipes se partagent entre Angers, Bordeaux et Paris.
« On veut concentrer nos efforts de croissance sur la France, confirme Guillem Leroux, chargé des relations publiques de la marque qui a remporté les marchés de sept nouvelles villes en un an. Il n'y a plus de ville qui se lance dans le free-floating sans faire d'appel à manifestation d'intérêt. On a donc une démarche proactive, on va voir les villes et on leur explique ce que l'on fait », raconte-t-il.