Comment le climat pousse les assureurs vers la prévention

Maxime Giraudeau
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Démoli en 2023, le Signal, à Soulac-sur-Mer en Gironde, est le symbole du coût du dérèglement climatique.
Agence APPA

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Démoli en 2023, le Signal, à Soulac-sur-Mer en Gironde, est le symbole du coût du dérèglement climatique.
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L'avantage avec l'aggravation des bouleversements climatiques, c'est que les plus réticents au changement ne peuvent plus dire qu'ils ne savaient pas. Dans le vaste monde de l'assurance, l'impact est foudroyant et le calcul vite fait. Selon l'un des leaders mondiaux de la réassurance, Swiss Re, le secteur a dépensé plus de 100 milliards de dollars chaque année en 2021, en 2022 et en 2023 pour réparer les dégâts climatiques au niveau mondial. En 30 ans, ce n'était arrivé que trois fois. Et pourtant, rien ne bouge.
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L'intérêt à aller vers plus de prévention des risques pour diminuer la facture semble naturel. Mais le secteur n'a pas encore impulsé le mouvement. C'est le reproche entendu dans une conférence du INNN, le salon de l'insurtech et du risque, qui s'est tenu à Niort les 1er et 2 octobre. « Il faut éduquer en amont pour ne pas avoir à réparer les dégâts derrière. C'est pas en mettant des pansements sur une hémorragie qu'on va changer les choses », harangue Lucie Mauzé, membre du cabinet de conseil Carbon4 Finance. Dans la capitale des assureurs mutualistes, la norme se fait secouer. « Prêts ou pas, on n'a plus le choix. Le modèle assurantiel sur les risques de dommages ne peut plus fonctionner tel qu'il est », clame Alexandre Jeanney, représentant de French Assurtech.
Maxime Giraudeau