Le distributeur d'assurances Fasst lève 27 millions d'euros pour viser l'Europe
Hélène Lerivrain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Basé à Angoulême, Fasst a un bureau à Bordeaux et en région parisienne.
Fasst
Hélène Lerivrain
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Basé à Angoulême, Fasst a un bureau à Bordeaux et en région parisienne.
Fasst
« Chez les grands comptes du monde de l'assurance, notre principal concurrent c'est le fait maison !, explique Xavier Favre, président fondateur de Fasst. Mais le contexte de pression d'optimisation financière et de pression réglementaire les conduit à se tourner vers nous. » Créé en 2017 à Angoulême, l'éditeur spécialisé dans la création de plateformes numériques de distribution de produits pour les assureurs compte aujourd'hui une quarantaine de clients. Parmi eux, Malakoff Humanis, Ag2r La Mondiale, Groupama ou encore Covea. « Nous signons en moyenne un grand compte tous les deux mois et un acteur plus petit tous les mois », met en avant Xavier Favre. Le principe ? « Nous venons remplacer entre cinq et dix outils différents avec une seule plateforme, ce qui permet à un assureur de réduire le coût de maintenance. Notre solution est moins chère que du fait maison et la livraison est plus rapide », avance Xavier Favre.
À lire également
Fasst prévoit d'accélérer le développement de ses solutions et de soutenir son expansion en France et en Europe. Après avoir levé 5,3 millions d'euros fin 2023, elle annonce, ce jeudi 14 novembre, une nouveau tour de table de 27 millions d'euros mené par le fonds d'investissement Revaia et Bpifrance, via son fonds Large Venture. Les assureurs qui ont participé, via leurs fonds d'innovation, à l'amorçage au cours de ces cinq dernières années se retirent au profit de ces deux investisseurs plus spécialisés dans la phase d'accélération de la croissance. Pour cette opération, Fasst affirme avoir reçu sept propositions d'acteurs en Europe. « Cela montre l'intérêt de la technologie et la profondeur du marché. Il y a encore de gros besoins en matière de digitalisation », juge Xavier Favre.
Hélène Lerivrain