Agriculture, enseignement, recherche : ces formations boudées par les Néo-aquitains

Pierre Cheminade

Le métier d'agriculteur figure parmi les moins attractifs alors même que les besoins sont très importants.
Agence APPA

Pierre Cheminade

Le métier d'agriculteur figure parmi les moins attractifs alors même que les besoins sont très importants.
Agence APPA
Avec 45.000 recrutements prévus, les viticulteurs, agriculteurs et arboriculteurs sont à nouveau les métiers où les besoins de recrutement sont les plus forts en Nouvelle-Aquitaine cette année. Pourtant, ils n'attirent pas les foules, loin de là. L'agriculture figure ainsi parmi les quatre familles de métiers jugés les moins attractifs seront le baromètre dévoilé, ce 28 novembre, par Cap Métiers, l'agence régionale des métiers et des formations. « La profession d'agriculteur n'est attractive auprès d'aucun de nos publics de scolaires, jeunes, salariés, alternants et demandeurs d'emploi », résume Corinne Lafitte, la directrice générale de Cap Métiers. De quoi refléter les difficultés qui secouent depuis plusieurs années l'agriculture en général et la viticulture en particulier. Au risque d'aggraver le profond choc démographique que devront affronter les campagnes françaises et néo-aquitaines d'ici 2030.
Les métiers de l'enseignement et de la formation et ceux de la recherche et développement souffrent aussi d'un net déficit de notoriété auprès des personnes cherchant à s'orienter, se former ou se reconvertir. Là encore, cela confirme la désaffection croissante pour l'Éducation nationale alors que plus de 3.000 postes de professeurs n'ont pas été pourvus à l'issue des concours en 2024.
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À l'opposé, les métiers du bâtiment, de la gestion d'entreprise, du commerce et du secteur santé-social sont les quatre familles les plus prisées par le grand public. Mais la conclusion n'est guère plus enthousiasmante : « Pour la vente, la santé-social ou la restauration, ce sont des secteurs faciles d'accès avec des formations rapides et peu de pré-requis mais ce sont aussi des métiers avec beaucoup de turn-over où les nouveaux venus ne restent pas très longtemps », prévient Corinne Lafitte. Dans tous les cas, Cap Métiers s'efforce d'améliorer la diffusion de l'information sur toutes les formations disponibles localement via un portail dédié riche en informations.
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