« Le gâteau est gros mais chaque part est toute petite ! Il faudra imaginer des ensembles cohérents en termes d'opérations et de calendrier », résume Jean-Emeric Monseau, le directeur des transitions et de l'innovation de Bordeaux Euratlantique. Le gâteau en question est constitué des 400.000 m2 identifiés par l'établissement public d'aménagement sur son périmètre de 735 hectares pour accueillir des panneaux photovoltaïques, très majoritairement en toiture. À l'heure où les projets agrivoltaïques se multiplient, ce potentiel d'une puissance de 100.000 MWh d'énergie permettrait, s'il est utilisé en totalité, d'alimenter 50.000 foyers en installant des panneaux solaires en ville, sans grignoter d'espaces naturels ou agricoles. « Nous voulons que le quartier ne soit pas obsolète au moment où on le livrera. On a donc demandé au cabinet Vizea de recenser toutes les surfaces utilisables sur les immeubles construits et à construire au sein de nos 400 hectares mutables pour avoir une estimation la plus fine et la plus réaliste possible », expose Valérie Lasek, la directrice générale de l'établissement. Les 400.000 m2 identifiés sont à 65% sur des projets futurs et à 35% sur des bâtiments existants au sein de l'opération d'intérêt national.