Immobilier : un vent d’accalmie souffle enfin sur Bordeaux (11/14)
Pierre Cheminade
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Dans la métropole bordelaise, les prix moyens au m2 oscillent entre 1.800 et plus de 4.500 €.
Meilleursagents.com
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Dans la métropole bordelaise, les prix moyens au m2 oscillent entre 1.800 et plus de 4.500 €.
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A interroger les acteurs de l'immobilier à Bordeaux en cette rentrée 2019, on sent flotter un réel sentiment de soulagement. Soulagement de constater que le marché local revient peu à peu à un fonctionnement plus apaisé, plus logique, plus serein. « Le boom immobilier et les hausses à deux chiffres, sont derrière nous... En tous cas je l'espère car ce climat n'était pas sain. Je crois qu'il faut se méfier des variations excessives parce qu'elles portent toujours un risque que ça se finisse mal », résume ainsi Mathieu Massie, le nouveau président de la Chambre des notaires de Gironde.
« Des primo-accédants dans l'hypercentre de Bordeaux ? Il n'y en a plus ! », lâche ainsi Gilles Bourdry, le président de l'Unis (Union des syndicats de l'immobilier) et gérant d'une agence Citya dans le centre-ville, illustrant l'impact de la faramineuse hausse des prix survenue à Bordeaux ces dernières années : +35 % en cinq ans !
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Selon Meilleursagents.com, la préfecture de Gironde souffre désormais d'un pouvoir d'achat très faible puisque seulement 52 % des habitants peuvent y acheter un logement de 36 m2 contre 70 % à Nantes et 71 % à Toulouse. « Tout l'enjeu est que cette croissance économique et démographique ne s'accompagne pas d'exclusions et de contraintes. L'immobilier neuf était à 2.700 €/m2 à Bordeaux il y a dix ans et il est à 4.800 €/m2 aujourd'hui. Je crois que l'on a atteint un seuil d'acceptabilité, on ne pourra pas continuer à être attractif si les prix continuent de grimper", reconnaît, lucide, le maire de Bordeaux, Nicolas Florian. Une réalité économique qui diminue mécaniquement la demande si bien que les prix semblent avoir atteint un plafond. D'autant que les investisseurs font aussi leurs calculs et constatent que la rentabilité d'un achat à Bordeaux est devenue nettement moins bonne à Bordeaux qu'à Nantes ou Toulouse.
Pierre Cheminade
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