Quel impact la crise sanitaire a-t-elle eu sur le marché immobilier girondin en 2020 ? La chambre des notaires de la Gironde, qui a dressé le bilan de l’année écoulée, ce 26 février, fait état d’une baisse moyenne de -8,7 % des volumes de ventes mais d’une hausse significative des prix tous secteurs confondus, en particulier dans la métropole bordelaise, sur le Bassin d’Arcachon et dans le Médoc.En pleine crise sanitaire, l'immobilier reste une valeur refuge. Selon le bilan dressé par la Chambre des notaires de Gironde à Bordeaux, ce vendredi, 2020 a bien résisté à toutes les difficultés. Seule ombre au tableau pour la profession : les volumes de ventes ont baissé dans tous les secteurs avec une moyenne de -8,7 %. Le président de la chambres des notaires de la Gironde, Maître Mathieu Massie, a toutefois précisé que les études avaient été à l'arrêt pendant un mois à l'occasion d'un premier confinement. Le bilan ne porte donc que sur 10 mois d'activité entre décembre 2019 et novembre 2020.
Sur cette période et pour l'ensemble du département, les prix enregistrés par les notaires girondins ont en revanche significativement augmenté.
- +4,5 % pour les appartements anciens (3.590 €/m2)
- +4,6 % pour les appartements neufs (4.310 €/m2)
- +8,8 % pour les maisons anciennes (279.900 euros en prix médian)
- +4,4 % pour les terrains à bâtir (96.600 euros en prix médian)
Stagnation des prix bordelais
Dans le détail, la ville de Bordeaux est toujours très demandée même les prix se stabilisent.
"Bordeaux est en phase d'atterrissage au niveau des prix", confirmeMaître Sébastien Cêtre.
Ainsi, le prix médian des maisons anciennes stagne à 470.000 euros, soit +0,6 % sur un an, tandis que les prix au m2 augmentent de +2,3 % pour les appartements dans l'ancien (4.420 €/m2).
Le secteur de l'hôtel de ville -Quinconces reste le plus cher (5.380 €/m2), devant Saint-Seurin-Fondaudège (4.970 €/m2). Pour les appartements neufs, Bordeaux connait également un tassement des prix (-0,7 %) à 4.520 €/m2, après plusieurs années d'accélération soutenue.
"Il est d'ailleurs à noter qu'il y a désormais peu d'écart entre les appartements neufs et anciens à Bordeaux, de l'ordre d'une centaine d'euros", expose Maître Sébastien Cêtre.
Mais si Bordeaux intra-muros n'est, cette fois-ci, pas concernée par une flambée des prix, dans les communes de plus de 150.000 habitants, elle reste la deuxième ville la plus chère de province derrière Lyon pour les appartements dans l'ancien.