Le marché du bureau n'a pas réussi à redresser la barre dans la métropole bordelaise au premier trimestre et continue à s'enfoncer, comme le montrent les derniers chiffres de l'Observatoire de l'immobilier d'entreprise de Bordeaux Métropole (OIEB). Il est vrai que le dernier trimestre totalement hors Covid-19, à savoir le premier trimestre 2019, semble avoir constitué un pic avec 34.200 m2 échangés, après une excellente année 2018 où ce volume à la même période était de 31.200 m2.
En comparaison, le premier trimestre 2020, avec 19.800 m2 échangés (au travers de 63 transactions), avait déjà marqué un tournant. Difficile encore de savoir de quel poids a pesé la pandémie de Covid-19 sur le marché mais le comparatif sur un an entre les premiers trimestres 2020 et 2021 continue à se jouer à la baisse. Après avoir lourdement chuté de -40 % entre les premiers trimestres 2019 et 2020, le volume des échanges pendant la même période entre 2020 et 2021 enregistre ainsi un recul moins pentu mais encore net de -9,5 %, pour atteindre 17.900 m2 au travers de 51 transactions.
L'an dernier Simon de Marchi, président de l'OIEB, qui n'a pas participé à la présentation de ces derniers chiffres, avait prévenu que la contre-performance du premier trimestre 2020 était due à la suractivité enregistrée en 2019, prévenant que l'impact du coronavirus ne serait pas connu avant les deuxième et troisième trimestres. Dans la Lettre de l'OIEB, le président de Marchi donne la tonalité de ce début d'année 2021.
"Les chiffres du premier trimestre sont modestes, mais de mémoire d'observateur, ils sont rarement exceptionnels à ce moment de l'année, même si depuis 2015 les niveaux enregistrés ont été supérieurs à la même période", relève-t-il ainsi, reconnaissant qu'avec le Covid-19 le marché bordelais du bureau est renvoyé à la séquence 2010-2014.