Le marché de l'immobilier d'entreprise a fait plus que résister dans l'agglomération de Bordeaux au cours du troisième trimestre. Alors que le marché des bureaux s'est redressé, celui des entrepôts et locaux d'activité a battu des records. La messe n'est pas encore dite, mais la pandémie de Covid-19 pourrait épargner l'essentiel de cette activité d'ici la fin de l'année.Malgré un contexte général plutôt sombre, il y a de bonnes nouvelles à tirer de la dernière étude chiffrée sur l'évolution du marché de l'immobilier d'entreprise au troisième trimestre à Bordeaux Métropole et plus largement dans la grande agglomération.
Parce que l'enquête dévoilée à ce sujet par l'Observatoire de l'immobilier d'entreprise de Bordeaux Métropole (OIEB), dans le cadre d'une étude réalisée avec l'A'urba (Agence d'urbanisme de Bordeaux Aquitaine), montre que, s'il a lourdement chuté sous le coup du Covid-19 au premier semestre, le marché du bureau s'est bien redressé au troisième trimestre, tandis que les transactions en locaux d'activité et entrepôts ont, de leur côté, littéralement explosées !
Au troisième trimestre (sur neuf mois) le volume des locaux d'activités échangés a ainsi bondi de +86 % par rapport à la même période en 2019, à 103.770 m2 ! Alors que le nombre de transactions dépasse à peine celui de 2019, à 89 au troisième trimestre 2020 contre 82 un an auparavant... Autrement-dit, c'est la taille des opérations qui a énormément gonflé.
Un vrai boom sur les entrepôts et locaux d'activité
Si la hausse est forte d'une année sur l'autre, elle l'est aussi entre le premier semestre et le troisième trimestre 2020, où ont été échangés 46.800 m2, soit +82,2 %. L'évolution sur le segment de marché des entrepôts est encore plus renversante. Entre le premier semestre et le troisième trimestre 2020 les volumes échangés ont grimpé de +98 %, à 57.700 m2, et ils ont carrément doublé sur un an ! C'est ainsi que, sur neuf mois, le volume des surfaces échangées est passé de 58.400 m2 au troisième trimestre 2019 à 116.500 m2 au troisième trimestre 2020 !
Mouvement ascendant que l'on retrouve aussi dans l'évolution du nombre de transactions, passé de 11 à 26 entre les troisièmes trimestres 2019 et 2020.
"C'est assez fou puisque là, au troisième trimestre 2020, nous en sommes déjà au niveau de ce qui a été échangé sur toute l'année 2019 !" se réjouit Simon de Marchi, le président de l'OIEB.