LA TRIBUNE - Quel bilan faites-vous du premier semestre pour l'immobilier de bureaux à Bordeaux Métropole ?
VALERY CARRON - Le volume de surfaces placées se redresse avec 131 transactions et 52.000 m2, soit une hausse de +19 % par rapport au 1er semestre 2020. Sur l'ensemble de l'année 2020, il y a eu 120.000 m2 de transactions et on anticipe un phénomène de rattrapage au 2e semestre 2021 qui devrait, si le redémarrage de l'économie se confirme, rompre avec la forme d'attentisme que l'on constate ces derniers mois. La moyenne des surfaces se situe à 392 m2 et les décisions sur les surfaces de plus de 1.000 m2, qui sont rares à Bordeaux en règle générale, ont parfois été reportées mais se débloquent désormais rapidement une fois que les certitudes sont là. Ce qui est plutôt rassurant.
On constate tout de même que Bordeaux est tombée du podium national hors Ile-de-France, passant de la 2e marche au 1er semestre 2020 à la 6e place un an plus tard, derrière Lyon, Lille, Aix-Marseille, Nantes et Montpellier. Faut-il s'en inquiéter ?
Non, je ne crois pas parce qu'il y a des effets conjoncturels liés à certaines grosses opérations en comptes propres à Nantes et Montpellier notamment qui ont connu des hausses très importantes. Si l'on prend la moyenne sur dix ans, on reste en 4e position entre Toulouse et Marseille. Sachant que depuis deux ans Toulouse est très en de-dessous de son niveau d'activité habituelle à cause de l'impact de la crise sur Airbus et la filière aéronautique. Par ailleurs, à Bordeaux, l'offre disponible à un an se maintient (-4 %) même si l'offre neuve enregistre une baisse plus marquée (-11 %). La production neuve avec un pic prévu en 2023 devrait se lisser sur plusieurs années mais les dernières livraisons à Euratlantique et au Quai des Caps au Bassins à flot sont des réussites.