Le bassin d'Arcachon se divise en villes qui sont elles-mêmes prédécoupées en quartiers. Rien de nouveau sous le soleil, sauf que dans plusieurs parties du Bassin d'Arcachon les quartiers sont d'importants points de repères qui supplantent parfois les villes. Quand il ne s'agit pas d'un effacement pur et simple. Arcachon n'était au départ qu'un quartier de La-Teste-de-Buch et a été érigé en commune en 1857 par Napoléon III, après que les frères Pereire ont commencé à en faire un lieu accessible grâce au chemin de fer.
Un lancement doré sur tranche qui va ensuite attirer de nombreuses têtes couronnées, de portefeuilles bien garnis et installer le bassin d'Arcachon -au départ peuplé d'ostréiculteurs et de pêcheurs durs à la tâche- dans le monde ouaté des cités balnéaires les plus courues. Depuis une vingtaine d'années c'est la presqu'ile du Cap-Ferret, taillée en pointe et séparant à l'ouest le bassin d'Arcachon de l'océan, qui fait grimper les prix quasi à la verticale.
Sans se transformer en de nouvelles communes, les quartiers d'Arcachon et de Lège-Cap-Ferret, ont vu leur notoriété grimper en flèche, qu'il s'agisse (en partant de la pointe du Cap-Ferret et en remontant vers le nord) de la Vigne, l'Herbe, le Canon ou encore Piraillan.Tandis que le Pilat ou le Mouleau balisent le terrain du côté d'Arcachon. Popularisés par la chanson de Pascal Obispo, ces quartiers permettent aux habitants de suivre plus facilement l'actualité locale.