35 millions d'euros pour le logement social. Sitôt arrivée à la tête de la cinquième métropole française, sa nouvelle présidente Christine Bost a frappé fort pour aider le secteur en crise. Continuer à construire pour accueillir les nouveaux habitants, objectif prioritaire de la dirigeante socialiste affiché au printemps dernier.
Quelques mois plus tard, une sortie est venue contrarier frontalement cette ambition politique. En septembre, l'entreprise Villes Vivantes a attaqué, via son association VV.Love, le plan local d'urbanisme de Bordeaux Métropole devant la justice administrative. Les membres de ce cabinet d'urbanisme, spécialisés dans la densification Bimby (pour Building in my backyard, soit Construction dans mon jardin), estiment que le document comporte une « règle illégale » qui bloque la construction de logements sur 70.000 terrains.
Le règlement interdit la création de nouvelles bandes d'accès, entre la route et une habitation, dans les quartiers les plus denses des communes de la métropole. Une façon de rendre impossible la division parcellaire et les projets de construction de maisons sur tous types de terrains. Selon Villes Vivantes, un PLU n'a pas le pouvoir de prononcer cette interdiction qui serait seulement la prérogative du service voirie. Ce qu'il fait pourtant depuis 2006 et l'introduction de la règle.