Le pétrolier canadien Vermilion a plaidé sa cause à Bordeaux

Jean-Philippe Déjean

pétrole
Reuters

Jean-Philippe Déjean

pétrole
Reuters
Dans la forte délégation venue au Club de la presse de Bordeaux se trouvaient de très nombreux représentants du groupe pétrolier canadien Vermilion, dont le siège européen se trouve à Parentis-en-Born (Landes) et le quartier général à Calgary (Alberta). Le pôle de compétitivité Avenia, à Pau, dédié aux géosciences et auquel adhère Vermilion était également représenté. Implanté dans le Bassin aquitain, en sud Gironde, Landes et Béarn (Pyrénées-Atlantiques), et dans le Bassin parisien (Essone, Loiret, Seine-et-Marne), le groupe Vermilion emploie 600 personnes en France, dont 400 sous-traitants.
Son effectif aquitain représente 450 personnes (en direct et sous-traitance). La filiale a investi 50 M€ en 2017 en France, dont 15 M€ en Aquitaine.
"Nous opérons dans des environnements très sensibles, comme le lac de Parentis, le Cap Ferret, sans compter les terres agricoles et montagneuses du Béarn. Nous nous devons d'être un opérateur très responsable et n'avoir aucune fuite", entame Jean-Pascal Simard pour le groupe Vermilion.
En plus de ce respect de l'environnement lors de l'extraction, Jean-Pascal Simard rappelle également que Vermilion intervient dans le développement durable. Parce que le groupe ne remonte pas que du pétrole à la surface.
Son groupe, qui exploite 400 puits en France au travers de 26 concessions, a lancé cette expérimentation avec les paysans de Rougeline, qui produisent de l'ordre de 7.500 tonnes de tomates par an (avec 120 équivalents temps-plein) avec à cette chaleur géothermique.
"Grâce à nous le coût de revient énergétique des serres est passé de 40 % à 1 % et nous avons permis d'économiser l'émission annuelle de 10.000 tonnes de CO2", se réjouit-il.
D'autre part le représentant de Vermilion souligne bien que son groupe reverse chaque année pour 5 M€ de redevances minières aux communes et départements de Nouvelle-Aquitaine où il opère. Cette région génère 45 % de la production de Vermilion en France, le Bassin parisien assurant le solde pour un total de 12.000 barils de pétrole par jour. Vermilion, qui dispose d'une zone de stockage à Ambès d'une capacité de 48.000 tonnes (pour la production aquitaine en attente de livraison) expédie chaque année 220.000 tonnes de pétrole brut via le port de Bordeaux à destination de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique).
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Jean-Pascal Simard a déjà dit que la loi Hulot, qui doit stopper l'exploitation des puits de pétrole en France en 2040, ne fera qu'accroître les difficultés puisque les besoins en énergie ne diminueront pas d'ici là. Vermilion dispose de 7 permis d'exploitation et Jean-Pascal Simard estime à 100.000 tonnes d'émission de gaz à effet de serre supplémentaire, l'impact de cette interdiction qui va doper les importations de pétrole.
Jean-Philippe Déjean
L'État lance la mission sauvetage des papeteries de Condat
Flying Whales : la future usine de dirigeables XXL reçoit un nouvel avis favorable
Everwatt liquidée : la plus grande toiture solaire urbaine de France cherche un repreneur
Métaux critiques : la raffinerie près de Bordeaux décrétée in extremis d'intérêt public majeur