Automobile : Magna Powertrain Bordeaux rachetée par le conglomérat allemand Mutares
Jean-Philippe Déjean
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Le groupe canadien Magna se sépare de sa filiale girondine.
Herwig Prammer
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Le groupe canadien Magna se sépare de sa filiale girondine.
Herwig Prammer
Une page se tourne pour l'usine Magna Powertrain Bordeaux (MPB) avec l'annonce, ce vendredi 23 septembre, de sa reprise par le fonds de retournement allemand Mutares, dont le siège social se trouve à Munich (Bavière). Filiale à 100 % depuis le 1er mars 2021 du groupe canadien Magna, à Aurora (Ontario), deuxième équipementier automobile mondial, dont le client ultra dominant est le groupe Ford Motor Company, l'usine MPB n'avait plus vraiment d'avenir.
Si le processus aboutit, la clôture de la transaction et un changement de nom devraient intervenir dès le premier trimestre 2023.
Dirigé par Robin Laik, qui en est le PDG, Mutares, a réalisé en 2021 un chiffre d'affaires de 2,5 milliards d'euros avec plus de 14.000 salariés. Si Mutares fonctionne comme un fonds de retournement, cette société est structurellement organisée à la façon d'un conglomérat. Avec des objectifs qui ne sont pas dissonants par rapport à la prise de contrôle de Magna Powertrain Bordeaux. Au moins sur le papier.
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Coté sur le marché boursier de Francfort-sur-le-Main, présent dans plusieurs grandes métropoles d'Europe et pays étrangers, Mutares détiendrait une quarantaine de sociétés dans son portefeuille. Des possessions qui sont organisées en trois segments : automobile et mobilité, ingénierie et technologie, biens et services. Encore plus intéressant : Mutares souligne ne s'intéresser qu'à des entreprises en difficulté ou n'entrant plus dans la stratégie du groupe les possédant et ayant un vrai potentiel.
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