Avec un four à oxygène, les bouteilles d'OI-Glass à l'épreuve de la décarbonation
Maxime Giraudeau, à Vayres (Gironde)
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400 millions de bouteilles sortent de l'usine de Vayres chaque année.
Agence APPA
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400 millions de bouteilles sortent de l'usine de Vayres chaque année.
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Le verre est-il « plus pertinent que jamais » comme les fabricants aiment le dire dans le contexte de transition industrielle ? Malgré un procédé énergivore et émetteur de rejets polluants, cette matière veut prendre le virage de la décarbonation. Comme s'apprête à le faire Verallia sur son site cognaçais, le groupe américain OI-Glass renouvelle ses fours avec de nouvelles technologies moins gourmandes en énergie. C'est le cas de son usine girondine basée à Vayres qui a mis en service fin mars son premier four fonctionnant à 90 % avec de l'oxygène liquide et le reste au gaz. « Le quatrième du type pour OI-Glass dans le monde », évoque Thibaut Guichard, directeur du site, alors que le groupe est présent dans 19 pays en Amérique, Europe et Asie.
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Si la transformation ne saute pas aux yeux du simple visiteur, l'usine, rachetée en 2004 au groupe BSN GlassPack, a bien adopté un nouveau visage. La nouvelle infrastructure a engendré la reconstruction du four, l'édification d'une tour de calcin - verre recyclé désormais réchauffé par un procédé de récupération de la chaleur - et l'aménagement d'une unité de production d'oxygène liquéfié. Cette dernière est classée Seveso seuil bas alors que le reste du site conserve son marquage ICPE (Installations classées protection de l'environnement). Les travaux de construction ont duré un peu plus de quatre mois. Une période où la capacité de production de l'usine a été divisée par deux alors que la demande des vignobles était particulièrement forte.
Maxime Giraudeau, à Vayres (Gironde)