Une friche qui ne le sera pas restée longtemps ! Tout juste un an après la fermeture définitive des Fonderies du Poitou, c'est la deuxième vie du site industriel qui s'écrit. Le tribunal de commerce de Paris a annoncé ce jour retenir le dossier porté par Lhyfe et TSE, deux entreprises françaises respectivement spécialisées dans l'hydrogène et le photovoltaïque. Avec plus de 43 hectares de foncier dont 40.000 m2 de bâtiments, ainsi qu'un vaste site d'enfouissement, localisés à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne) au nord de la Nouvelle-Aquitaine, c'est la longue reconversion d'un colosse industriel qui débute. Et vient clore définitivement 40 ans de production de pièces automobiles pour Renault.
«On s'est demandé que peut-on faire d'intelligent et de sensé pour relancer une autre aventure sur ce site ? Renault faisait peut-être partie de l'ancienne industrie et aujourd'hui, c'est la transition énergétique dont on a tous besoin qui est à l'ordre du jour», initie Alban Casimir, directeur général délégué de TSE.« C'est justement parce que nous ne sommes pas seuls que nous sommes intéressés par le site : nous allons y produire de l'électricité renouvelable pour en faire de l'hydrogène renouvelable »,illustre Ghislain Robert, directeur commercial France de Lhyfe.