« Tout le monde nous dit que que c'est impossible de construire un véhicule électrique en France à moins de 20.000 euros. Gazelle Tech nous offre un démenti cinglant. » Sophie Binet veut y croire. La secrétaire générale de le CGT, en visite en Gironde le 20 octobre dernier, a affiché son soutien au projet défendu par la startup Gazelle Tech basée à Blanquefort, au nord-ouest de Bordeaux. Des encouragements bienvenus à l'heure où l'aspirant constructeur automobile cherche, depuis un an et demi, à financer son destin industriel.
Alors qu'il disait être en difficulté avant l'été, le fondateur, Gaël Lavaud retourne au combat en cette fin d'année et multiplie les appels devant les investisseurs potentiels. Un rebond permis par des financements trouvés cet été qui viennent sécuriser les dix emplois de la startup et relancer la levée de fonds. Objectif : trouver plusieurs millions d'euros pour financer l'homologation du véhicule et les premières micro-usines d'assemblage.
Gazelle Tech participe notamment ce mercredi au Meet'up Greentech à Paris pour présenter la voiture de 900 kilos, électrique, moins gourmande en matériaux mais aussi en énergie que les modèles des grands constructeurs. Avec une technologie unique et brevetée : un châssis léger tout en composite de seulement dix pièces. Mais quand on est une jeune pousse de l'automobile, l'innovation et le financement public ne suffisent pas.