Aviation légère : pourquoi le marché des pièces détachées est en plein essor
Hélène Lerivrain
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Un hélicoptère en cours de démantèlement chez Optima Aéro, à Anglet (Pyrénées-Atlantiques).
Optima Aero
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Un hélicoptère en cours de démantèlement chez Optima Aéro, à Anglet (Pyrénées-Atlantiques).
Optima Aero
Peu enclin à rester derrière un bureau, Anthony Charmarty s'est orienté vers la mécanique aéronautique. Il a ensuite décroché son BTS en alternance chez Dassault Aviation. « Que ce soit chez Dassault ou Airlec Air Espace, le constat était identique. Alors que le besoin en pièces dans l'aéronautique est important, il y a peu de stock et donc un problème d'approvisionnement. » D'où l'idée de créer une banque de pièces et, pour la constituer, de développer un service de recyclage d'aéronefs. Anthony Charmarty a créé son entreprise AC Dismantling fin 2022 et recherche actuellement des bâtiments en bord de piste de l'aéroport de Bordeaux.
Il récupère des aéronefs jusqu'à 30 tonnes en fin de vie pour sécuriser et désencombrer les aérodromes et aéroports. Le modèle économique repose sur l'enlèvement et la vente de pièces. Les pièces fonctionnelles repartent sur le circuit aéronautique. Pour le reste, celles qui fonctionnent mais ne peuvent plus voler sont utilisées dans les écoles ou pour du prototypage. D'autres sont reconditionnées pour une utilisation hors aéronautique. Enfin, troisième option, les pièces peuvent être utilisées par des partenaires pour de la décoration, du mobilier. Si aucun usage n'est trouvé dans ces catégories, elles sont broyées et envoyées en fonderie pour refaire de la matière première.
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« Aujourd'hui, sur sept avions démantelés et douze tonnes de matières entrantes, nous avons sorti 400 kilos de déchets. 50 % des pièces repartent sur le circuit de l'aéronautique si elles passent les tests », explique Anthony Charmarty. Les pièces les plus revendues sont les moteurs, les trains d'atterrissage et l'électronique. Son ambition : passer de trois avions démantelés par an aujourd'hui à un par semaine en 2030.

Hélène Lerivrain