Hydrogène : Arhyze tombe à son tour, la filière vacille

Maxime Giraudeau
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L'équipe d'Arhyze sur le salon Hyvolution Paris en 2024.
DR

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« Le marché de l'hydrogène va prendre plus de temps que prévu à décoller. Il y aura d'inévitables rapprochements et des projets abandonnés faute de rentabilité. » Quand Mathieu Coustets, l'un des trois cofondateurs d'Arhyze, expose à La Tribune sa vision sur le contexte de l'hydrogène à l'été 2024, il est toujours résolu à rester dans la course au gaz renouvelable.
Initialement positionnée sur les mobilités, la start-up avait pivoté sur la fourniture d'hydrogène vert pour décarboner les activités industrielles. Son modèle : des petites unités de production pour répondre à des besoins spécifiques. Ce qui dénote avec les modèles à grande échelle d'autres entreprises du secteur.
Mais six mois plus tard, les aléas ont donné tort à l'entrepreneur et sa société basée à Bordeaux a été liquidée par le tribunal de commerce début mars 2025. « Il nous a manqué deux mois », explique-t-il, brusquement lâché par son premier actionnaire, Transition Evergreen. Un fonds d'investissement français coté sur Euronext et dédié au financement de la transition écologique, en particulier dans le domaine de l'hydrogène. Parmi ses investissements, figurent le constructeur de bus à hydrogène Safra et le producteur d'hydrogène vert pHYnix, tous deux placés en redressement judiciaire ces derniers mois.
À ce coup d'arrêt du premier actionnaire, se sont ajoutées la vacance politique de l'été dernier et des levées de fonds en repli l'an passé, deux facteurs qui ont plongé l'écosystème hydrogène dans le marasme.
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Lancée dans un second tour de table, Arhyze n'est donc pas parvenue à se refinancer. « On devait finaliser la levée en octobre, on avait quasiment terminé. On avait rassemblé 2,5 millions et on visait entre 2 et 4, dans le but de continuer à développer nos projets », explique Mathieu Coustets. Mais après un été pauvre côté business, les financeurs ont finalement mis plus de temps que prévu à mobiliser les fonds... jusqu'à ce qu'il ne soit trop tard pour la start-up à court de trésorerie.
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