La faculté de médecine de Montpellier néglige-t-elle les conflits d’intérêts ?
Marie Corbel
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À Montpellier, les étudiants en médecine n'ont aujourd'hui pas la garantie d'un parcours universitaire préservé du lobby pharmaceutique. Un cas de figure que relève la revue scientifique Plos One dans la majorité des facultés de médecine françaises, selon le classement de l'association Formindep, qu'elle a publié le 9 janvier.
Pour la première fois en France, un palmarès visant à établir l'indépendance de la formation médicale vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques a été réalisé dans le cadre de cette enquête. À l'origine de ce travail, l'association Formindep qui défend « une formation et une information médicale indépendante » à laquelle s'est adjointe l'Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF).
Quelles politiques mettent en œuvre les facultés de médecine pour protéger leurs étudiants vis-à-vis des conflits d'intérêts ? Pour répondre à cette question, Formindep s'est inspirée d'une démarche équivalente initiée aux États-Unis en 2007 par l'Association américaine des étudiants en médecine (AMSA).
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La grille d'évaluation n'était pas à l'avantage de la faculté de Montpellier qui n'a recueilli aucun point sur un maximum possible de 26. Une performance qui la place en position d'ex æquo avec 27 autres facultés de médecine en France.
Marie Corbel