La pression sur les prix, la difficulté pour les big pharmas de créer de la croissance, et la promesse d'une politique fiscale favorable impulsée par le nouveau président des Etats-Unis devraient booster les fusions acquisitions dans le secteur pharmaceutique.
L'échec du rachat d'Allergan par Pfizer n'a encore pas sonné le glas de la fièvre des fusions et acquisitions dans le secteur pharmaceutique. Leur montant total pourrait dépasser largement les 200 milliards de dollars cette année, selon un rapport d'EY publié lundi 9 janvier. 2017 pourrait ainsi être une année record, et dépasser le montant total des transactions enregistrées en 2014. Les fusions et acquisitions tournaient autour de 215 milliards de dollars cette année-là.
Pourquoi 2017 serait-elle l'année de tous les records ? Parce que les gros du secteur cherchent des relais de croissance. Des domaines thérapeutiques comme le diabète sont mis sous pression par les organismes payeurs outre-Atlantique depuis 2016, ce qui les pousse à accorder des rabais, y compris pour les nouveaux traitements. Sans compter la compétition féroce en oncologie, les prises de risques dans certains champs thérapeutiques qui ne paient, comme la maladie d'Alzheimer, qui a conduit Eli Lilly, à se restructurer. Ou encore, l'arrivée de nouveaux biosimilaires, est également amenée à faire baisser le prix de traitements onéreux en 2017.
Car aujourd'hui, les cours de Bourse chutent, les dettes augmentent. Résultat : la "puissance de feu" de l'industrie pharmaceutique diminue, explique EY. En particulier pour les grands laboratoires pharmaceutiques, dont la croissance est amenée à stagner, voire à baisser d'ici à 2020. Le potentiel de croissance des biotechs reste, quant à lui, intact, comme le montre EY dans ce graphique.
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L'élection de Trump, l'étincelle pour des fusions et acquisitions records ?
Le cabinet de conseil estime qu'avec des acquisitions, les big pharmas "pourraient ajouter 30 milliards de dollars à leurs revenus d'ici à 2020 pour combler leur croissance morose".