Une forte appétence commerciale est attendue dans le conseil
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
Sophie Girardeau - Monster pour La Tribune
Les profils les plus recherchés dans le conseil en stratégie et le conseil en organisation ont entre quatre et six ans d'expérience, une tête bien faite et un savoir-être qui leur permet d'évoluer avec aisance dans les sphères décisionnelles.
Si ces consultants ont de l'expérience, ils ont aussi des envies de bascule du côté de l'entreprise, non seulement pour être dans la réalisation plutôt que la préconisation mais encore, pour préserver une qualité de vie.
Conscients du phénomène, les cabinets n'en cherchent pas moins des « killers » pour développer le business et ce, d'autant plus qu'après 2008 et son gel des recrutements, l'irrégularité des résultats des années suivantes, les affaires repartent depuis deux ans.
Avec l'expérience, passe le goût qu'on peut avoir en débutant de zapper d'un Big Four à l'autre. Pour ceux qui sont peu sensibles aux sirènes des entreprises et préfèrent l'adrénaline du consulting, réussir demande d'avoir le pied sur deux accélérateurs : la production et le développement de business. Ce dernier point est ce qui pêche chez bien des candidats, bons éleveurs de comptes existants auxquels il manque le goût de la chasse aux nouveaux clients.
L'ascension dans ce milieu dépend pourtant de cet esprit de conquête :
On ne parle jamais mieux la langue d'un client ou d'un prospect qu'en étant soi-même un spécialiste de son secteur. Actuellement, la Banque/Assurance, la Santé, l'industrie pharmaceutique, le Luxe et la Cosmétique sont porteurs tandis que les Télécoms sont à la peine. Outre le sujet phare de la transition digitale, ces consultants sont amenés à travailler sur des process de réorganisation dans le cadre de fusions, ou à accompagner le changement (change management), à revoir les process des systèmes d'information ou encore, à optimiser les départements et améliorer la performance commerciale.
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Il y a les tendances du marché, celles des recrutements, celles des candidats. Quoi de neuf en ce qui concerne ces derniers ? Se désister sans prévenir. Dans un domaine où le savoir-être est le premier point différenciant entre les candidats, cela ne passe pas inaperçu. La désinvolture, une façon de rater de belles opportunités et de malmener son réseau.
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