À la cop28, l’énergie nucléaire en vedette
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Intervention du président français à la COP28, avant-hier.
© Ludovic MARIN / AFP
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Intervention du président français à la COP28, avant-hier.
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Dans l'histoire des COP, la 28 restera comme celle qui aura mis l'énergie nucléaire à l'honneur. Hier à Dubaï, par la voix de John Kerry, l'émissaire des États-Unis pour le climat, une vingtaine de pays dont la France, les États-Unis et les Émirats arabes unis ont appelé dans une déclaration commune à tripler les capacités de l'énergie nucléaire dans le monde d'ici à 2050, par rapport à celles de 2020. « Pour la première fois, non seulement il y a eu une présence plus importante des acteurs du nucléaire, mais cette énergie est assumée comme une véritable solution pour combattre le réchauffement planétaire », se réjouit Myrto Tripathi, fondatrice et présidente de l'association Les Voix du nucléaire, présente à Dubaï. Le texte officiel « reconnaît le rôle clé de l'énergie nucléaire dans l'atteinte de la neutralité carbone d'ici à 2050 et pour conserver l'objectif de [limiter le réchauffement à] 1,5 °C à portée de main ».
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Hasard (ou non) du calendrier, cette annonce survient au lendemain d'une déclaration appelant à réduire rapidement l'utilisation des énergies fossiles, notamment le charbon. « Le nucléaire est la seule énergie capable d'entraîner partout dans le monde la fermeture des capacités fossiles », poursuit Myrto Tripathi. Pourtant, malgré son statut d'énergie bas carbone - le charbon et le gaz naturel ont une empreinte carbone supérieure à celle du nucléaire -, l'atome a tardé à obtenir la place qui lui revenait. Il n'a commencé à être réellement pris en considération que depuis la COP26, à Glasgow, et la COP27 à Charm el-Cheikh (Égypte) l'année dernière, où le secteur avait bénéficié de la mise à disposition d'un stand pour l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Auparavant, la part belle avait été donnée à des solutions comme l'hydrogène, l'énergie de la mer, le biogaz...