Budget : les professionnels de la chaleur renouvelable tirent la sonnette d’alarme
Juliette Raynal
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Réseau de chaleur Paris-Saclay
DR
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Une année blanche sans nouveaux projets de chaleur renouvelable. C'est ce à quoi pourrait ressembler l'année 2025, selon la Fédération des services énergie environnement (Fedene), si la lettre plafond adressée au ministère de la Transition écologique et dont le contenu a récemment été révélé par Contexte était appliquée. « Ce n'est évidemment pas envisageable », a estimé Pierre de Montlivault, président de cette fédération qui œuvre au développement des réseaux de chaleur, à l'occasion d'un point presse organisé ce lundi par l'Association des journalistes de l'énergie (AJE). Selon lui, il serait « totalement inconcevable », que cette lettre reste en l'état.
Le courrier envoyé par Matignon prévoit une baisse de 35% du budget d'intervention de l'agence de la transition écologique (Ademe), ce qui se traduirait par une enveloppe de seulement 500 millions d'euros pour le Fonds chaleur, un outil d'aide publique indispensable à la décarbonation du chauffage et de la chaleur fournie aux industriels. « Nous avons été absolument catastrophés lorsque nous avons pris connaissance de cette lettre plafond, rapporte-t-il. Nous considérons ce travail comme nul et non avenu car il ne s'agit pas d'un vrai projet de budget [...] dans la mesure où il n'y a pas eu de processus d'échanges entre les ministères dépensiers et la direction du budget. »
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En 2024, le Fonds chaleur avait été doté d'une enveloppe de 800 millions d'euros. Or, « malgré nos demandes répétées de franchir le fameux seuil du milliard, il manquait 500 millions d'euros dans les caisses de l'Ademe en 2024 », pour financer la totalité des projets ayant fait une demande de soutien public, déplore le président de la Fedene. De sorte que si l'enveloppe du Fonds chaleur pour 2025 se limitait à 500 millions d'euros, cela ne permettrait de financer que le reliquat de 2024. Ce que Pierre de Montlivault désigne comme un « tas de sable de 500 millions d'euros ».
Juliette Raynal