Chevron : la major pétrolière vend 6,5 milliards d'actifs au Canada
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L'entreprise Chevron a cédé 6,5 milliards d'actifs au Canada.
GABY ORAA
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L'entreprise Chevron a cédé 6,5 milliards d'actifs au Canada.
GABY ORAA
C'est une opération importante. La major pétrolière américaine Chevron vend pour 6,5 milliards de dollars d'actifs au Canada. Cette transaction porte sur la participation de 20% de Chevron dans le champ de sables bitumineux d'Athabasca, ainsi que sur ses 70% dans le champ d'exploitation de gaz et de pétrole de schiste de Duvernay. Des champs situés dans l'Alberta et qui ont représenté en 2023 pour l'entreprise une production de 84.000 barils équivalent pétrole, nets de royalties.
Techniquement, cette opération, réalisée intégralement en numéraire, est rétroactive au 1er septembre. Elle devrait - sous réserve de l'obtention des autorisations réglementaires - être finalisée d'ici la fin de l'année. Une vente qui n'a guère fait réagir la Bourse de New York. Vers 17h10 (heure de Paris), l'action grimpait seulement de 0,56% (151,5 dollars).
Pour l'entreprise américaine, cette cession s'inscrit dans son plan de vente d'actifs - entre 10 et 15 milliards - d'ici 2028 pour « optimiser son portefeuille mondial ». Un apport de cash qui semble bienvenue. Pour la major a vu son bénéfice net en repli de 26% au deuxième trimestre de cette année. Entre avril et juin, le groupe a enregistré un résultat net de 4,4 milliards de dollars, contre 6 milliards un an plus tôt, lesté par des marges de raffinage en recul.
Un ralentissement pour Chevron qui s'explique notamment par un net repli de son activité raffinage et distribution. Aux Etats-Unis, celle-ci a généré un bénéfice de 280 millions de dollars au deuxième trimestre, en chute de 74% « principalement en raison de la baisse des marges sur les ventes de produits raffinés et de la hausse des charges d'exploitation », selon le groupe américain. Même tendance à l'international, avec un bénéfice en recul de 26% à 317 millions de dollars au deuxième trimestre, lui aussi rogné par la baisse des marges.
En dépit d'une situation tendue, les dirigeants de Chevron ne semblent pas inquiets pour la suite.
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Preuve que Chevron devrait vite retrouver la croissance, la production de la major pétrolière a, malgré un repli des marges, augmenté de 11% au deuxième trimestre, grâce notamment à l'intégration de PDC Energy, entreprise américaine rachetée l'an dernier. Chevron mise aussi sur la productivité de ses sites dans le bassin Permien américain (bassin sédimentaire riche en hydrocarbures de l'ouest du Texas et au sud-est du Nouveau-Mexique) et dans le bassin de Denver-Julesburg (du Colorado au Kansas).
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(Avec AFP)
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