Cop16 biodiversité : une dizaine de pays met 163 millions d'euros sur la table
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A cinq ans du but, seuls 17,6% des terres et des eaux intérieures et 8,4% des océans et zones côtières se trouvent dans des zones protégées
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A cinq ans du but, seuls 17,6% des terres et des eaux intérieures et 8,4% des océans et zones côtières se trouvent dans des zones protégées
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Alors que la COP16 sur la biodiversité qui se tient à Cali, en Colombie, est en passe de s'achever, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la France, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et la province canadienne du Québec se sont engagés à abonder le Fonds-cadre mondial pour la biodiversité (GBFF, en anglais) pour un montant de 163 millions de dollars. « Le GBFF compte désormais 12 contributeurs, dont le Canada, le Japon, le Luxembourg et l'Espagne », précise le communiqué publié par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), qui chapeaute ce fonds biodiversité.
Le GBFF a été créé en 2022 pour soutenir l'effort des pays en développement dans l'application de l'accord de Kunming-Montréal, qui a fixé 23 objectifs visant à préserver la nature de la destruction humaine d'ici 2030. Cet accord engage les pays à mobiliser au moins 200 milliards de dollars par an d'ici à 2030 pour la biodiversité, dont 20 milliards de dollars par an d'ici 2025 doivent être fournis par les pays riches. En 2022, ils avaient atteint 15,4 milliards, selon l'OCDE. La France estime, elle, sa contribution à 1,3 milliard d'euros.
Reste qu'à Cali, à trois jours du terme de cette 16e conférence des Nations unies sur la biodiversité, censée se conclure le 1er novembre, le ballet des négociateurs s'est encore englué dans les rivalités entre pays riches et en développement. Celles-ci portent en premier lieu sur les questions d'aide financière des pays riches, préfiguration du bras de fer attendu en novembre à la COP29 sur le climat de Bakou. Les discussions achoppent aussi sur l'adoption d'un mécanisme pour que les bénéfices réalisés par des entreprises - cosmétiques et pharmaceutiques en tête - grâce aux données génétiques numérisées (DSI, en anglais) de plantes et d'animaux prélevés dans les pays en développement soient partagées avec les communautés qui les ont conservées.
Or le temps presse : à cinq ans du but, seuls 17,6% des terres et des eaux intérieures et 8,4% des océans et zones côtières se trouvent dans des zones protégées, selon le rapport de référence dévoilé ce lundi à Cali, soulignant l'absence de nets progrès depuis deux ans. Et les destructions de la nature, par la déforestation, la surexploitation ou le changement climatique, se poursuivent : une espèce d'arbre sur trois est menacée d'extinction, selon la Liste rouge de l'UICN, actualisée lundi.
Côté positif, une série de décisions - notamment sur la protection conjointe de la biodiversité et de la santé humaine, la lutte interconnectée contre le changement climatique et la destruction de la nature ainsi que sur la reconnaissance des peuples autochtones - sont en bonne voie d'adoption. Mais le cœur de la COP16 reste d'établir des règles de suivi ambitieux pour que les pays soient redevables de leurs efforts. Et qu'un bilan crédible soit établi à la COP17 en 2026, contraignant les mauvais élèves à revoir leur copie.
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Mardi et mercredi, ce sera autour du chef de l'ONU Antonio Guterres, des présidents de Colombie, d'Arménie - sur les rangs pour accueillir la COP17 face à son rival de l'Azerbaïdjan - Bolivie, Guinée-Bissau, Haïti et Suriname, ainsi que des 115 ministres, de peser pour faire de la COP16 un succès.
(Avec AFP)
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