COP28 : le pétrole, stop ou encore ?

Nicolas Prissette
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Photo d'illustration
© DORIANO STROLOGO pour la Tribune Dimanche

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Peut-on en même temps réduire les émissions de carbone et investir dans les hydrocarbures ? La question sera au cœur des débats de la COP28, qui s'ouvre jeudi à Dubaï et s'achèvera le 12 décembre. Ce rendez-vous mondial a lieu sur les terres d'un pays producteur d'or noir et de gaz, les Émirats arabes unis, et sous l'égide du président de la compagnie nationale (lire ci-contre). Les uns y voient un paradoxe insurmontable, les autres le signe que tous les pays partageraient le même but.
Dans un contexte géopolitique tendu par les guerres et les logiques de repli, la France s'attend à des « négociations ardues », selon l'Élysée. L'objectif rêvé pour l'Europe et ses soutiens serait d'obtenir l'engagement collectif d'une sortie du pétrole. Une telle promesse avait été faite pour le charbon, lors de la COP26 à Glasgow. La réduction drastique de la consommation d'essence et de fioul demeure indispensable à court terme pour freiner le réchauffement. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), il faudrait que l'utilisation des combustibles fossiles chute de 25 % d'ici à 2030 et de 95 % d'ici à 2050. Parallèlement, les capacités de production énergétiques issues de renouvelables devraient tripler à l'échelle de la planète avant la fin de la décennie - un horizon partagé par le président émirati de la COP28.
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Sur le plan technique, le débat portera notamment sur la captation et le stockage du CO2, une solution présentée comme idéale par les pays producteurs et les industries polluantes, qui veulent répondre à la demande croissante des pays émergents. Mais pour les opposants, son essor empêchera celui des énergies de substitution.
Nicolas Prissette