COP29 : les financements climat de la France en baisse, selon Bercy
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Selon Bercy, les financements climat de la France prennent majoritairement la forme de prêts (79%) et de dons (15%).
Abdul Saboor
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Selon Bercy, les financements climat de la France prennent majoritairement la forme de prêts (79%) et de dons (15%).
Abdul Saboor
Des chiffres qui étaient attendus. A trois jours du début de la COP29 en Azerbaïdjan, la Direction générale du Trésor a rendu public ce vendredi le montant 2023 des « financements pour le climat » de la France, en baisse de 5% sur un an, mais toujours parmi les plus élevés au monde.
Concrètement, en 2023, la France a fourni 7,2 milliards d'euros à des projets aux retombées positives pour la planète dans les pays en développement, dont 2,8 milliards qui sont dédiés à l'adaptation au changement climatique, précise le communiqué de Bercy.
Ces sommes, qui sont généralement décaissées par l'Agence française de développement (AFD), prennent majoritairement la forme de prêts (79%) et de dons (15%). Une proportion qui suscite des critiques de la part de nombreuses ONG, celles-ci demandant aux pays riches d'augmenter leur part de subventions aux pays du Sud pauvres, premiers impactés par les conséquences du changement climatique.
A noter aussi : en matière de finance climat, la France avait déboursé quelque 7,6 milliards d'euros en 2022, soit environ 400 millions de plus qu'en 2023. Sur la période 2020-2023, indique Bercy, la France a donc fourni « en moyenne 6,97 milliards d'euros de finance climat par an ». Au sein de l'Union européenne, l'Hexagone représente 31 % des financements climatiques européens en 2023.
Malgré la baisse des financements, ces chiffres placent la France parmi les principaux contributeurs de la finance climat internationale. Au sein de l'Union européenne, la France est le deuxième pays contributeur derrière l'Allemagne.
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« La France est ainsi considérée comme l'un des pays dépassant le plus nettement sa ''juste-part'' dans l'objectif fixé lors de la COP15 en 2009, où les pays développés se sont engagés collectivement à mobiliser 100 milliards de dollars par an de financements climat pour les pays en développement jusqu'en 2025 », ajoute le communiqué. Cet objectif mondial a été dépassé pour la première fois en 2022, avec 115,9 milliards de dollars comptabilisés par l'OCDE.
Le sujet de la contribution financière des pays riches au climat sera l'un des principaux de la COP29, qui démarre à Bakou lundi. Sur ce front, la France et l'Union européenne tenteront d'obtenir un plan plus ambitieux pour l'après 2025. L'un des défis des négociations sera d'élargir la base des « contributeurs ». En sollicitant notamment la Chine, ou encore les pays du Golfe, qui, aujourd'hui contribuent significativement aux émissions de gaz à effet de serre. Mais ces derniers se montrent réticents car ils estiment ne pas être les responsables historiques du dérèglement climatique, pointant du doigt les pays riches et industrialisés de l'Occident.
« Nous souhaitons notamment que tous les pays qui en ont la capacité financière contribuent afin d'augmenter les financements, destinés à soutenir la décarbonation et l'adaptation au changement climatique dans les pays en développement, notamment les plus vulnérables, car de tels projets ont des retombées positives pour tous », ajoute la ministre.
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Et Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, de renchérir : « A la COP29 à Bakou, la France et l'Union européenne seront pleinement mobilisés pour obtenir un objectif plus ambitieux, plus efficace et plus juste afin qu'aucun pays n'ait à choisir entre la lutte contre la pauvreté et la protection de la planète. »
(Avec AFP)
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