EDF : le bénéfice recule de plus de 20%, plombé par les prix bas de l’électricité
Juliette Raynal
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EDF voit son bénéfice chuter de plus de 21% au premier semestre de l'année.
Reuters
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EDF voit son bénéfice chuter de plus de 21% au premier semestre de l'année.
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EDF voit son bénéfice chuter de plus de 21% au premier semestre de l'année en raison principalement des prix bas de l'électricité, liés à une demande très contenue. Le résultat net part du groupe s'élève ainsi à 5,5 milliards d'euros, contre 7 milliards à la même période l'année précédente.
Son bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (l'Ebidta, principal indicateur de rentabilité) décroche à 15,4 milliards d'euros, contre 18,6 milliards d'euros au premier semestre 2024, soit une baisse de près de 17%. L'électricien attribue ce recul, à hauteur de 2,7 milliards d'euros, à la baisse des prix de vente.
« Cet impact était complètement attendu », a précisé Nathalie Pivet, la directrice exécutive du groupe en charge de la direction performance, Impact, Investissement et Finance, lors de la présentation des résultats. Et ce dès février 2025. Et pour cause, au sein du tarif réglementé, « la part marché » est lissée en prenant en compte les prix de marché des deux années précédentes. Ainsi, le prix moyen pour 2025 s'est élevé à 103 euros du mégawattheure, contre 192 euros en 2024, est-il précisé dans un communiqué du groupe, détenu à 100% par l'État. L'activité trading est également en retrait en raison d'une moindre volatilité des prix.
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La baisse de la rentabilité tient aussi à la chute de la production hydraulique pour 600 millions d'euros. Au premier semestre 2025, les barrages d'EDF ont produit 16 térawattheures (TWh), en recul de 5,2 TWh par rapport aux six premiers mois de l'année 2024, considérée comme un cru exceptionnel. Son effet est toutefois « partiellement compensé » (à hauteur de 200 millions d'euros) par la hausse de la production nucléaire, explique l'électricien. Sur cette période, le parc atomique tricolore a produit 181,8 TWh, soit 4,4 TWh de plus qu'un an auparavant, malgré une forte modulation de 18,3 TWh (en hausse de 16% )
Juliette Raynal