Nucléaire : entre Sizewell C et les six EPR2 français, EDF devra faire deux fois moins cher
Juliette Raynal
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L’entrée du site Sizewell C, dans le Suffolk, sur la côte est du Royaume-Uni.
Chris Radburn
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L’entrée du site Sizewell C, dans le Suffolk, sur la côte est du Royaume-Uni.
Chris Radburn
Le feu vert est donné. Londres a annoncé hier avoir pris sa décision finale d'investissement pour la future centrale nucléaire Sizewell C. Deux réacteurs de troisième génération de 1,6 gigawatt de puissance chacun devraient ainsi délivrer leurs premiers électrons dans le Suffolk, sur la côte est du pays, en 2035 au plus tôt.
Le gouvernement britannique sera le premier actionnaire, avec près de 44,90 % du capital, devant la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ, 20 %), le groupe énergétique britannique Centrica (15 %) et le fonds d'investissement Amber Infrastructure (7,6 %). De son côté, EDF voit sa part diminuer à 12,5 % du capital pour un investissement maximum de 1,1 milliard de livres sterling (environ 1,27 milliard d'euros). Lequel « devrait se faire progressivement pendant la période de construction, à partir de l'automne », précise l'électricien tricolore dans un communiqué.
Le consortium a profité de ce coup d'envoi officiel pour mettre à jour la facture de la future installation, actant une majoration considérable. Alors que le chiffrage officiel se situait entre 20 et 30 milliards de livres, le nouveau devis s'établit à 38 milliards de livres (environ 44 milliards d'euros), soit une hausse de plus de 26 % par rapport à la fourchette haute et de 90 % par rapport à la fourchette basse.
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Comment expliquer un tel bond ? « Le chiffre précédent était une estimation très indicative des coûts. Le projet en était à un stade très précoce de son développement et il n'était pas possible d'adopter une approche plus sophistiquée en matière de coûts et de risques », explique aujourd'hui le consortium. « L'estimation d'aujourd'hui reflète les effets de l'inflation et ajoute une provision pour risque. Elle tient compte également du retour d'expérience de Hinkley Point C et d'une meilleure compréhension des exigences spécifiques au site de Sizewell C, ainsi qu'une meilleure connaissance du coût des contrats de la chaîne d'approvisionnement », exposent encore les différents actionnaires. Ce nouveau coût estimé devrait toutefois être inférieur de 20 % à celui de la centrale Hinkley Point C, également portée par EDF.
Juliette Raynal