Energie : comment réduire la facture du chauffage ?
Marie-pierre Gröndahl
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Illustration représentant l'augmentation du coût de l'énergie pour les ménages.
DORIANO STROLOGO
Marie-pierre Gröndahl
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Illustration représentant l'augmentation du coût de l'énergie pour les ménages.
DORIANO STROLOGO
Après le choc du 1er Août 2023, marqué par une hausse de 10 % du tarif régulé de l'électricité, qui se traduit par une augmentation de la facture moyenne en France de 160 euros (de 1 640 à 1 800 euros), le consommateur craint de ne pas pouvoir maîtriser sa consommation dans les mois à venir, alors qu'un foyer sur trois est équipé d'un chauffage électrique. C'est l'une des révélations principales de l'enquête effectuée par Odoxa (les 4 et 5 octobre 2023 sur un échantillon représentatif de 1 005 personnes) pour Voltalis, une PME française fondée en 2006.
A LIRE AUSSI
Après le changement climatique, les risques liés à l'IA progressent fortement, selon Axa
Spécialiste de la « flexibilité électrique », l'entreprise, qui emploie 300 salariés et a réalisé un chiffre d'affaires de près de 20 millions d'euros en 2022, a développé un système intelligent de pilotage du chauffage électrique grâce à un thermostat connecté. Elle revendique 1 million de radiateurs équipés, dans près de 200 000 logements partout en France. Et espère l'installer dans 400 000 habitations. « Le thermostat apparaît comme une solution assez basique, dit Mathieu Bineau, le PDG de Voltalis, qui a bataillé ferme pour défendre son système auprès d'EDF et de RTE, entre autres. Et pourtant, seulement 10 % des Français en bénéficient aujourd'hui. »
À lire également
Un paradoxe car, selon ce sondage, 55 % des personnes interrogées pensent qu'elles ne disposent pas d'« un système de chauffage optimal ». La charge financière vient sans surprise en tête des préoccupations : 23 % des sondés estiment qu'ils sont bien chauffés, mais que cela coûte trop cher. Tandis que 13 % admettent rencontrer des difficultés pour maintenir leur logement à une température agréable, et que 19 % souffrent à la fois de l'inconfort thermique et de coûts élevés. « Le poids de l'inflation et de la hausse des coûts de l'énergie se ressent très fortement dans les réponses, souligne Céline Bracq, directrice générale d'Odoxa. Le chauffage est identifié par les sondés comme le poste de dépense qui leur coûtera le plus cher. Ils affirment faire des efforts pour réduire leur consommation, et donc leur facture. Mais ils reconnaissent aussi que ces efforts sont vains. »
Marie-pierre Gröndahl